mardi 27 octobre 2015

Le démenti du ministre Amadou Ba : «On a accusé le Fmi à tort»


 Ministre de l’Économie des finances et du Plan, Amadou Ba a apporté un démenti concernant l’information selon laquelle le Sénégal a connu, au plan économique, un recul. Venu présider ce mardi 27 octobre 2015, le lancement du rapport portant sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, le ministre a d’emblée dégager en touche cette information selon laquelle le Sénégal à reculé de 2 bonds pour se retrouver dans le lot des 25 pays les plus pauvres au monde.

« Je ne peux pas parler d’une information que j’ignore. Je ne peux pas parler d’une information qui n’est pas sérieuse. On a accusé le FMI à tort », a indiqué l’argentier de l’État. Il en veut pour preuve que « le Sénégal connait une croissance soutenue qui continue depuis 2011. Les agrégats macroéconomiques, la croissance est passée de 1,8 en 2011 et il est prévu une croissance supérieure à 5,4 % cette année. Les prévisions macroéconomiques ont été faites sur la base d’une prévision de croissance de 5,3 %. C’est ce dont nous avons convenu avec le FMI dans le cadre de l’Isp, c’est la dernière mission du fonds. Cela veut dire en clair que la richesse nationale va augmenter de 7541 milliards  à 8150 milliards soit 406 milliards en valeur absolue et 5,3 % en valeur relative ».http://www.seneweb.com

mercredi 4 juin 2014

Les travaux du professeur Omar NDOYE représentent une documentation anthropologique des plus riches et peu courantes sur cette thérapie qu'est le N'doep du peuple Lébou au Sénégal. Les images et la musique qui accompagnent le document Audio sont extraites des documents vidéo sur la recherche sur le site en Octobre 2011 lors du Projet "Mare Nostrum - Espace de Dialogue et Diversité - La Voix de l'Afrique de l'Ouest".
Le Pr Omar Ndoye, Docteur en Psychologie, revient ici sur l'histoire du "N'DOEP" (Transe Thérapeutique chez les L'ébous du Sénégal) avant les indépendances (avant le Pr Collomb). Chercheur du Groupe de Recherche et d'Application des Concepts Psychanalytiques à la Psychiatrie en Afrique Francophone, il explique par ailleurs le rôle important de Daouda Seck, découvert et reconnu. En confrontant leur savoir et leur culture pour plus de trente ans, ils sont réussis de relier les pratiques occidentales de la psychiatrie avec les pratiques spirituelles africaines. A partir de ce moment, il y a toujours eu une coopération en psychiatrie à l'Hôpital Fann à Dakar avec les guérisseurs traditionnels - comme ça se réalise actuellement entre Omar Ndoye et la guérisseuse Bineta Ndir de Yoff. Cette coopération n'est pas une pratique de guérison commune directe, mais se réfère à des considérations communes, telles que le patient peut être traité mieux - et comment son état peut être amélioré.

Société civile, juristes et politiques sur la parité : Procès de la liste de Touba

Les positions sont tranchées. Hier, des membres de la Société civile, des universitaires, des mouvements, députés, constitutionnalistes, etc., ont exprimé leur indignation face au non-respect de la parité par la liste de Touba lors d’un panel. «Le cas de Touba, c’est un cas qui est en porte-à-faux avec les dispositions législatives. Il a posé énormément de difficultés à la classe politique parce que tout simplement on avait pensé que la loi sur la parité avait fini par être adoptée par les populations sénégalaises. Et, aujourd’hui, la réaction de Touba a remis en peine le débat autour de la parité. Et ça repose l’adéquation entre le droit requis et le droit officiel», explique le constitutionnaliste Ameth Ndiaye. A ses yeux, la réaction de Touba va permettre aux acteurs intellectuels (acteurs politiques) de réfléchir sur comment articuler le social et le juridique. «Comment Touba va se positionner par rapport à la parité ? Est-ce qu’il faut un aménagement ?  Et moi, je pense qu’il  n’y a pas d’élection à Touba», affirme le Professeur. Parce que, argumente-t-il, «les élections supposent ou postulent l’idée d’un choix».

Selon lui, «la liste du marabout est entérinée. Accordons-nous d’abord  sur le sens des  mots : élection ou nomination à Touba en fonction de sa spécificité. Et, Touba n’est pas une entité à part dans ce pays. Si  Touba est spéciale. Mais Tivaouane, Yoff, Ndiassane, etc., sont spéciales de même que la religion chrétienne, catholique, etc.», compare le Pro­fesseur qui, par ailleurs, souligne qu’il «faut s’asseoir, ensemble, autour d’une table pour apporter les réponses appropriées». Pour Abou­bacry Mbodj, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), les acteurs de la Société civile ont failli à leur mission qui est, soutient-il, de sensibiliser les populations afin qu’elles s’approprient des instruments tels que les lois et les règlements. «Aujourd’hui, le fait qu’on assiste à une exception par rapport à une majorité qui a appliqué les listes  paritaires, doit nous pousser à reprendre le travail pour qu’on puisse combler le vide que nous n’avons pas eu le temps de combler», estime M. Mbodj.
Le successeur de Alioune Tine à la tête de la Raddho d’ajouter que la loi sur la parité est «un acquis  d’importance capitale parce que parmi les différentes collectivités locales qui doivent s’acheminer vers les élections locales, il n’y a qu’une seule collectivité locale qui n’a pas respecté la parité». De l’avis du président groupe parlementaire Benno bokk yaakaar, il ne s’agit pas de remettre en cause les principes religieux. Moustapha Diakhaté constate que «sur 602 collectivités locales, seule celle de Touba n’a pas respecté la parité». Il en déduit que «la Société civile, la presse, les acteurs publics et politiques ne se sont pas comportés de manière très honorable. La loi, on doit la défendre parce que c’est la loi. Quand le président de la République viole la loi, ils tapent sur lui», explique le député. D’après lui, ils devaient tous se dresser comme un seul homme et considérer que ce qui s’est passé là-bas (à Touba) n’est pas conforme à la loi.

 

Pierre Rabhi nous parle d'élévation de la conscience. Par ailleurs, il donne son pont de vue sur la violence, le bien et le mal.

mardi 3 juin 2014

Pierre Rabhi presse la sobriété heureuse. Par ailleurs, il expose sa vision du monde; "Nous avons rejoint la nature pour jouir du fleurs, des forêts, du ciel etc", explique-t-il.

lundi 2 juin 2014

Un débat passionnant entre des penseurs.Ils réfléchissent sur le thème:" bâtir une nouvelle société en plaçant l'homme au cœur des débats". Le public et composé d'étudiants et de chercheurs.

vendredi 10 janvier 2014

RCA: la démission de Djotodia officialisée à Ndjamena

Le désormais ancien président de la transition en RCA, Michel Djotodia.Attendue depuis plusieurs jours,la démission du président centrafricain Michel Djotodia a été annoncée ce vendredi 10 janvier 2014 en fin de matinée, tout comme celle de son Premier ministre Nicolas Tiangaye. Un événement qui a mis fin au sommet de la CEEAC à Ndjamena consacré à la Centrafrique. Désormais, les membres du CNT, le Parlement provisoire centrafricain, doivent se rencontrer pour organiser la suite du pouvoir dans le pays.

Le sommet de la CEEAC s’est donc terminé sur la démission de Djotodia. Une démission, pressentie depuis quelques jours, qui est désormais actée. Les 135 membres du Conseil national de transition (CNT) qui avaient été convoqués, jeudi, en urgence à Ndjamena vont prendre le chemin du retour.
Poursuite des discussions à Bangui
Le CNT va poursuivre ses discussions à Bangui et tourner la page Djotodia. Selon la procédure, inscrite dans ce qu'on appelle la Charte constitutionnelle de transition, la démission de Michel Djotodia doit être formellement remise à Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Conseil. Il doit ensuite faire constater la vacance du pouvoir par le président de la Cour constitutionnelle de transition. Un président qui était resté dans la capitale centrafricaine.
Session extraordinaire du CNT
Ensuite, Alexandre Ferdinand Nguendet ouvrira une session extraordinaire du CNT en vue d'élire un successeur. Cette étape avait d’abord était envisagée à Ndjamena, avant que les membres du CNT ne rentrent finalement à Bangui. Des noms circulent déjà pour cette succession et les candidats intéressés doivent se faire connaitre très rapidement. Rfi

lundi 25 novembre 2013

Yankhoba Seydi, Saes/Ucad : «L’Université est devenue un espace criminogène»

Coordonnateur du Syndicat autonome des enseignants du Sénégal (Saes) de l’Université de Dakar, Yankhoba Seydi jette un regard lucide sur la violence qui s’est instaurée dans l’enceinte universitaire. Après le saccage du rectorat, il condamne ces actes «barbares» et demande l’ouverture d’une enquête «sérieuse» pour tirer cette affaire au clair.

Yankhoba Seydi, quel sentiment vous anime après le saccage du rectorat et de l’Ifan ?
C’est une condamnation ferme des violences. D’abord, on ne cherche pas qui a fait ce qui s’est passé. Nous condamnons vraiment avec la dernière énergie, parce qu’encore une fois, il n’y a qu’une seule loi qui doit prévaloir dans cet espace, c’est la lumière (Lux mea lex). Quand on s’illustre d’une telle façon, c’est-à-dire perpétrer des actes dignes d’un barbare, nous en tant que Saes, ne pouvons que condamner cela. Et nous demandons aux autorités académiques, politiques, d’assurer la sécurité (de l’université) parce que cela a duré. Nous avons des actes de violence dans cet espace-là de façon récurrente. Cela donne la peur au ventre à tout le monde quand on vient travailler. Cela n’a pas de sens surtout dans un espace académique : Il faut que les autorités sachent prendre les mesures idoines pour mettre fin à cela. Qu’est-ce qui va se passer si cela continue ? La situation va nous dépasser. La loi 94-79 est là pour consacrer les libertés dans ce campus, mais ces libertés sont en train d’être violées de façon récurrente. Ce n’est pas acceptable.
D’après l’Assemblée de l’université, les présumés auteurs de cet acte de vandalisme étaient lourdement armés. Est-ce vraiment le cas ? 
Il y avait des gens qui avaient des machettes très neuves. C’est-à-dire des armes qui sont sorties directement de la boutique. D’autres avaient des gourdins, des pierres : Ce sont ces pierres là qui ont atteint les bureaux du rectorat. Le bureau du rectorat général a été caillassé et cassé. Moi j’étais à l’intérieur, j’ai vu les images : Ce n’est pas acceptable, on ne peut pas laisser de pareils actes se poursuivre. C’est la énième fois que cela se passe à l’Université de Dakar, cela n’est pas acceptable. Il faut que les autorités comprennent que la vraie question dans un espace académique, c’est avant tout la sécurité. Celle-là qui permet d’avoir de facon permanente la sérénité sans laquelle on ne peut rien faire.
La présence d’une police universitaire peut-elle vous rassurer ?
La police universitaire ?  Nous la demandons depuis des années. La police universitaire n’a rien à avoir avec la Police nationale qui vient matraquer les gens. Non ! La police universitaire va avoir un cahier de charges précis. Son rôle et sa mission seront définis par une loi pour protéger les libertés académiques. En dehors de cela, rien du tout. Donc elle va protéger le personnel, les étudiants et la communauté universitaire. Cette police est nécessaire dans cet espace.
Pourquoi ?
Parce que cet espace est devenu criminogène au lieu d’être «éducogène».
Certains soutiennent que le recteur avait recruté à un moment donné des «nervis» pour pouvoir faire face aux fauteurs de troubles. Est-ce vrai ? 
Nous ne savons pas. Nous ne pouvons pas infirmer ni confirmer parce que nous ne savons pas. C’est pourquoi nous demandons qu’une enquête sérieuse soit ouverte pour qu’on sache la vérité. Le conseil restreint auquel j’ai assisté hier (jeudi) avait à la fin décidé de traduire les étudiants identifiés devant le conseil de discipline. Et à la sortie, nous avions vu aussi que les étudiants qui étaient intervenus au niveau des médias disaient qu’ils allaient porter plainte parce que, disent-ils, «le recteur avait ou le rectorat avait recruté des nervis». Donc, vous voyez que nous ne savons pas qui a fait quoi. C’est pourquoi, pour que les uns et les autres soient édifiés sur cette affaire, il faut une enquête impartiale et sérieuse.
Les étudiants identifiés sont au nombre de combien ?
Au conseil restreint d’hier (jeudi), le recteur nous a informés qu’il y avait 15 qui étaient venus. Mais tout cela demande à être clarifié.     

dimanche 17 novembre 2013

LITTÉRATURE Doris Lessing, une grande dame follement provoc

Doris Lessing, le 11 octobre 2007, après l'annonce de son Prix Nobel (Photo AFP/Shaun Curry)La romancière britannique est décédée le 17 novembre 2013 à l'âge de 94 ans. En 2007, elle avait été recompensée du Prix Nobel de littérature. Le quotidien The Guardian l'avait rencontrée à cette occasion.

Doris Lessing peut être féroce. Mais ce matin, comme on peut l’attendre d’une dame de 88 ans qui vient de recevoir la plus haute récompense littéraire du monde, elle est tout sucre tout miel.  


Les escaliers de sa vieille maison de West Hampstead [au nord-ouest de Londres] sont jalonnés de bouquets de fleurs. A l’étage, le salon – dont j’avais gardé l’image d’une pièce un peu lugubre, encombrée d’immenses piles de livres et de magazines ainsi que de tableaux et de tapisseries oppressants – est aujourd’hui égayé par des fleurs, toutes dans des tons orange et rouges. “Visiblement, on m’associe au crépuscule”, commente l’écrivaine. Malgré le tourbillon des dernières vingt-quatre heures, nous sommes seules, même si le téléphone, réglé sur une sonnerie stridente (Doris Lessing est atteinte d’une légère surdité), ne cesse de retentir au gré des appels de félicitations. Le plus réjouissant a été celui de son héros Gabriel García Márquez, dit-elle avec une joie non dissimulée. 


Le grand favori de cette année 2007 (à sept contre deux), Philip Roth, grand monsieur de la littérature follement prolifique, provocateur et controversé, célèbre pour ses écrits sur la masturbation, la politique et les névroses masculines, a donc été battu par l’outsider (à cinquante contre un), grande dame de la littérature follement prolifique, provocatrice et controversée, célèbre pour ses écrits sur la menstruation, la politique et les névroses féminines. Comme tous les médias l’ont souligné, Doris Lessing est seulement la onzième femme récompensée par le Nobel de littérature depuis sa création en 1901. 


Une grande victoire pour les femmes de lettres ? “Je déteste parler de littérature en termes d’hommes et de femmes. Cela n’a pas grand intérêt.” Elle regrette toutefois que Virginia Woolf n’ait pas été primée. Si Doris Lessing n’est pas un choix si surprenant, c’est peut-être parce qu’elle est avant tout une écrivaine d’idées et d’idéaux. Postcolonialisme, communisme, féminisme, mysticisme – rares sont les -ismes du XXe siècle auxquels elle n’ait pas été associée, à juste titre ou non. “Eux, là-bas”, dit-elle avec un large geste de la main, “ils aiment les étiquettes, ça leur simplifie la tâche.” Pourquoi, à son avis, a-t-elle fini par obtenir le prix, alors qu’elle est donnée favorite depuis quarante ans ? “Sans doute parce que j’ai écrit de beaucoup de façons différentes, sans jamais me dire que je n’en avais pas le droit. Cela fait une liste impressionnante.” 


Aurait-elle été déçue de ne jamais le remporter ? “Non, cela fait des années et des années que ça dure, franchement, ça devenait lassant. J’ai eu tous les prix européens. Celui-ci est le plus prestigieux, mais cela ne veut pas dire que ce soit le meilleur d’un point de vue littéraire.” Doris Lessing est incontestablement une doyenne du féminisme en Grande-Bretagne, aura dont elle cherche pourtant à se débarrasser depuis que Le Carnet d’or fut proclamé “bible féministe” en 1962. Considère-t-elle vraiment ce roman comme un “boulet”, comme elle l’a dit un jour ? “Ce livre a une charge particulière, je dois bien l’admettre. Il ne cesse de resurgir çà et là, dans d’autres pays, et je me dis alors : ‘Ce livre a quelque chose.’ Il a une qualité, une vitalité particulières.” 
Une effronterie politiquement très incorrecte

Autre lauréat du Nobel, J. M. Coetzee voit en elle “l’un des grands romanciers visionnaires de notre temps”. On oublie souvent que Doris Lessing a été une pionnière tant du point vue formel que du point de vue des idées, sa prose ayant évolué du réalisme humaniste des premiers romans à une phase intermédiaire fantastique. Avec cet esprit de contradiction qui la caractérise, elle tire sa plus grande fierté de son cycle de science-fiction Canopus dans Argo, qui dérouta plus d’un critique. “Je crois que cette série figure parmi ce que j’ai écrit de mieux. Ce sont des expérimentations. Le problème, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer le conservatisme des gens de lettres… A la parution du Carnet d’or,personne n’a remarqué que j’utilisais là une forme des plus intéressantes, ils étaient bien trop obsédés par le fait que j’étais censée être antihommes.” 


Doris Lessing semble prendre un malin plaisir à tourmenter ses “sœurs” en affirmant, avec une effronterie très politiquement incorrecte, le déterminisme biologique et les différences intrinsèques entre les sexes. Source http://www.courrierinternational.com/




jeudi 14 novembre 2013

54 éme session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples : La Raddho liste les points noirs du régime de Yahya Jammeh

Les défenseurs des droits de l’Homme, réunis hier à Dakar lors de la restitution des travaux de la 54 éme session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp), ont décrié le régime de Banjul qui serait caractérisé par une politique de la terreur. A l’image des autres réunions, ils ont dénoncé la politique de Yahya Jammeh considéré comme un autocrate qui a réussi à mettre en place un régime fermé multipliant les exactions et les emprisonnements arbitraires dans ce petit Etat. «Les avocats et les juges sont constamment intimidés et emprisonnés, de façon arbitraire, au même titre que les journalistes et les défenseurs des droits humains. Nombreux sont les condamnés qui n’ont pas bénéficié d’un procès équitable. Ils attendent le bon vouloir du président de la République dans le couloir de la mort», dévoile le secrétaire général de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme). D’après Aboubacry Mbodji, le gouvernement gambien ne doit plus continuer à abriter le siège de la Commission africaine des droits de l’Homme (Cadhp) qui est, dit-il, l’un des mécanismes les plus importants de l’Union africaine en matière de protection et de promotion des droits humains. 
Quid de la liberté d’expression ? Il indique que la Gambie refuse de recevoir les commissaires alors qu’elle abrite le siège de la commission. «Depuis des années, elle ne présente plus de rapport devant la commission parce que les Etats sont évalués sur leur performance en matière des droits humains par l’article 62 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui dit que : ‘’chaque Etat doit présenter un rapport périodique devant la commission.’’ Aujourd’hui, la Gambie se dérobe de toutes ces demandes. Aucun Etat africain, les Nations-Unies n’a osé dénoncer cette situation que nous qualifions de silence complice des Etats», précise M. Mbodji. 
Par ailleurs, il confie que la Gambie ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de la Communauté sous-régionale, régionale et internationale en matière de libertés d’expression et de droit de l’Homme. Très remonté contre le régime de Yahya Jammeh, Aboubacry Mbodji regrette que la Gambie «viole de manière flagrante» la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Alors que la Société civile locale, dit-il, n’ose pas se prononcer sur les violences, n’a pas de légitimité pour abriter la Cadhp. «Il y a beaucoup de plaintes devant la Cedeao. La Gambie a perdu deux procès, mais a elle refusé de s’exécuter. Aujourd’hui, elle doit répondre de ses actes contre les 9 personnes condamnées à mort le 23 août 2012», avance Fatou Diagne  Senghor, coordonnatrice de l’article 19 en Afrique de l’Ouest.